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politique Le libéralisme n’est pas le capitalisme.

Publié le 30 mars 2009

« Le capitalisme est une technique de récolte de fonds privés et la création de richesses, tandis que le libéralisme est une pensée politique qui se sert de l'outil que représente le capitalisme pour assurer de la prospérité. Le capitalisme n'intervient en rien dans la répartition des richesses. C'est là, l'affaire du politique. Le libéralisme oriente cette répartition en misant sur l'autonomie et l'émancipation des personnes ainsi qu'en valorisant le travail, la créativité, l'effort et le mérite. Il organise la solidarité en aidant activement ceux qui se trouvent en situation de difficulté et de faiblesse, transitoire ou durable. Il vise à remettre chacun en situation d'exprimer ses talents et ses choix de vie. Le libéralisme repose sur la responsabilité. Il n'accepte pas les rentes et les privilèges. »

« A cours d'arguments rationnels, une certaine gauche ne se prive pas  de faire l'amalgame entre le libéralisme et l'ultralibéralisme. L''ultralibéralisme est une idéologie du laisser-faire qui recommande la liberté sans limite, l'individualisme sans monde social, la loi du plus fort, l'économie sans règles. Elle est aux antipodes de la pensée libérale moderne. » [1]

 

Il me semble opportun, via ce site,  d'insister sur la signification des mots et de bien faire la différence sur l'opposition de leur sens pour éviter tout amalgame trompeur. En effet, il faut que cette assimilation entre libéralisme et capitalisme cesse ! Cet extrait est suffisamment clair et les notions que le capitalisme a pour but de créer du capital, tandis que le libéralisme a pour essence de garantir le bien-être des citoyens, sont bien établies.  Le libéralisme, c'est la philosophie des droits de l'homme et de la liberté individuelle, dont le versant économique se traduit par la liberté d'entreprendre et la régulation de la force du capitalisme[2]. Par extension, le MR n'est pas un parti qui se focalise sur les riches et les indépendants ! Je ne suis ni l'un ni l'autre, cependant comme tout un chacun, j'aspire à la liberté et à l'aisance financière ! Pour y parvenir, je sais qu'il faut travailler, que tout se mérite ! Sauf erreur, c'est ce que le MR préconise et a pour valeurs, ayant comme ligne de conduite la démocratie libérale. On ne doit pas attendre que l'argent tombe du ciel, ni laisser pour autant les autres dans le besoin, c'est évident.

Je suis fatigué d'entendre les autres partis nier leurs échecs et en imputer la faute aux autres. N'y a-t-il que les libéraux à avoir le sens de leurs responsabilités, progressant par essais et par erreurs, avec le courage de dire que la sérénité et la cohésion sociale se méritent, que le système tel qu'il est maintenant court à la rupture. La population vieillit et en Wallonie, des milliers de personnes vont prendre leur retraite sans n'avoir jamais travaillé une seule minute et donc sans avoir cotisé ! Quand on connaît les difficultés auxquelles les employeurs sont confrontés à trouver du personnel qualifié ou non,  on ne peut que constater la faille du système sur ce sujet et qu'une réforme est nécessaire (je ne tiens pas compte des nombreux cas qui ne permettent pas la reprise du travail). Bien entendu, il est triste de constater que demain on peut perdre son emploi et éprouver des difficultés à rebondir, mais il faut en être conscient, être prêt à assumer ses responsabilités et relever ce défi ! Il n'y a pas de fatalité. Geindre en cherchant de mauvaises excuses n'est pas une solution.

Nous avons une chance extraordinaire de vivre dans ce pays, mais à cause de tant d'excès, quel en sera l'avenir ?    

« Le libéralisme n'est pas le meilleur système, mais c'est le moins mauvais » nous dit fort justement Didier Reynders et que l'on a jamais vu quelqu'un franchir le « mur » d'Ouest en Est. A chacun de savoir en quoi il veut croire, moi je veux croire en mes capacités, être conscient de mes responsabilités, respectueux des règles, des autres et savoir que si ça se passe mal, je serai activement épaulé pour m'en sortir.

Il est plus facile de compter sur les autres, mais quand eux aussi sont dans le besoin, que faisons-nous ? Personnellement, je suis plus confiant en quelqu'un qui me dit que ce sera dur mais possible, qui est capable de se remettre en question, de tirer les leçons des événements qu'en quelqu'un qui me dit ce que je veux entendre et qui ne s'engage en rien (Pour rappel, nous attendons toujours la suppression de la taxe sur la télé-redevance promise pour 2008 et la réfection de nos autoroutes).

 

Lamer Pascal

 

 


[1] Extrait du MRmag n°21.

 

[2] François De Smet - philosophe

   Centre de Théorie politique (ULB)

   Comité scientifique Centre Jean Gol