Publié le 27 avril 2009
Lors du Conseil du 26 mars, il y avait à l'ordre du jour un point portant sur l'adhésion à une « Convention avec le GAL, au pays des condruses[i] ». Pol Hartog et moi, nous nous sommes abstenus sur ce point et ceci, suite aux nombreuses questions posées, mérite quelques explications!
Nous sommes septiques quant à l'impact positif de cette association pour notre commune et l'expérience de communes proches comme Somme-Leuze, qui s'est révélée peu fructueuse, nous incite à la prudence. (De plus et à posteriori, nous pensons que le Collège devrait tenir compte du faible taux de participation aux réunions ouvertes aux habitants[ii] qui ont été organisées suite au lancement d'une opération de développement rural en collaboration avec la Fédération Rurale de Wallonie (FRW) et admettre que l'attente de la population est autre. Il est clair que la participation à tant de projets ne peut que « diluer » les efforts et l'implication de la population, car pour finir, on ne sait plus dans quoi on s'engage !).
La participation à ce GAL est de 2500€ par an et il est fort probable que nous devions y injecter plus d'argent à terme (comme pour s'en retirer, si l'intérêt pour notre commune est nul ou pallier à des coûts inattendus). Ne devrions-nous pas investir cet argent directement pour des actions concrètes ? Au final, c'est un investissement de 15.000€ pour des projets sans certitude d'aboutissement ! Au vu des nombreux adhérents et du faible taux de projets retenus, il n'est pas certain qu'un des nôtres ait la préférence sur ceux émanant de communes voisines plus actives!
Le GAL n'a de raison d'être que pour soutenir des projets menés par des acteurs locaux, n'être qu'un levier. Pour nous, c'est le rôle du Collège ! Nous préférons croire en nos capacités, plutôt que de se reposer sur des hypothétiques aides extérieures, qui in fine, nous poserons plus de problèmes que de solutions. On ne fait qu'ajouter des étapes pour mener un dossier à terme, ce qui malheureusement est le grand mal de notre région. Il est vrai que la majorité actuelle a bien du mal à concrétiser ses projets, que la CCATM mise en place depuis 2 ans n'a pas encore traité des dossiers importants (pour rappel, nous avions déjà émis des réserves sur la mise en place de cette CCATM, car nous là jugions, obsolète)!
Cependant dans certain domaine, il est nécessaire de s'informer et de faire appel à des spécialistes. Notre plan d'urgence a été établi par le Collège, cela nous a paru un choix peu judicieux et faire appel à une société spécialisée aurait été plus responsable. Lorsqu'on parle de sécurité, il faut faire appel à des professionnels et ainsi disposer d'un dossier sûr où tous les cas de figures ont été étudiés (cette étude ne nous aurait sans doute pas coûté autant que la participation à un groupe de beaux parleurs).
Nous voulons plus de concret, qu'on se focalise sur notre commune et qu'on arrête de se lancer dans des projets « qui font bien » mais qui ne nous apportent pas grand chose. S'assumer, défendre les intérêts des tinlotois, être libre de choisir ses objectifs et comment y parvenir, voilà nos axes. Bien entendu, nous ne sommes pas contre le développement rural de Tinlot, mais bien de la manière suivie par TP. Nous préférons commencer par l'entretien et l'embellissement de ce qui existe déjà ! Par exemple, à une époque pas si lointaine, les parterres du carrefour de Soheit-Tinlot étaient fleuris...
Une dernière réflexion sur la consultation populaire, le quart d'heure des tinlotois «ancienne version »[iii] était le meilleur moyen de faire participer la population. Cependant, il ne faut pas avoir peur de l'affronter quand elle veut s'exprimer.
Pol Hartog et Lamer Pascal
[i] Groupe d'actions locales (de sept communes : Anthisnes, Clavier, Marchin, Modave, Nandrin, Ouffet et Tinlot).
[ii] Ces réunions se sont tenues dans chaque village de l'entité et avaient comme objet une consultation populaire.
[iii] Toutes personnes présentes au Conseil pouvaient librement prendre la parole avant l'ouverture de l'ordre du jour. Maintenant, il faut adresser une demande écrite au Collège, qui décidera si le point sera abordé !
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